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Au moment où Bordeaux se développe sur
les deux rives de la Garonne, le cœur de la ville manque
cruellement de moyen de franchir le fleuve, ce qui a pour conséquences
:
- une scission de la ville en deux malgré
l'expansion de la rive droite
- un fort handicap pour l’usage du vélo et la marche
en ville à cause d'une distance trop importante entre les ponts
(6 kilomètres séparent le pont d'Aquitaine et le pont de
pierre)
- un surcroît inutile de circulation automobile
sur les berges pour pouvoir rejoindre l'un de ces deux ponts
Ce constat est établi depuis plus de 15
ans. Aujourd'hui, afin de répondre au développement
économique et urbain de l'ensemble des deux rives, et
pour améliorer la qualité de vie dans la ville,
il apparaît très urgent que Bordeaux se dote de nouveaux
franchissements de la Garonne.
Dès 1999, le bilan d'une concertation
et de nombreuses réunions avaient permis d'affirmer la
nécessité de cette liaison nouvelle à caractère
urbain dans le plan des déplacements urbains. Tenant
compte de la concertation, l'emplacement dans la courbe serrée
du fleuve, au droit des Quinconces, est rejeté en faveur
de Lucien Faure (et aussi d'un pont à Jean-Jacques Bosc
pour boucler les boulevards).
En 2000, 2 études préalables
sont menées par 2 équipes distinctes pour cerner la faisabilité
d'un nouveau franchissement par pont ou par tunnel et
la navigation sur la Garonne.
Une analyse des 2 options a été faite par le comité
de pilotage en fonction des qualités attendues
et nécessaires de l'ouvrage :
- types de déplacements (piétons, vélos, voitures,
transports en commun, navigation)
- intégration urbaine (type de voies, liens créés,
liaisons au réseau des berges et aux boulevards)
- insertion dans le site
- réglementation, sécurité, facilité d'exploitation
- coûts (investissement et fonctionnement)
- délais de réalisation
En décembre 2000, en fonction de ces études,
le conseil de CUB tranche pour un pont levant positionné
au droit de Lucien Faure.
En septembre 2003, le conseil de CUB
délibère sur l'estimation du coût du pont levant au
niveau des études préalables.
En août 2004, cette estimation
est actualisée, portant le coût de 75 à 80 M€,
plus un surcoût éventuel de 15 M€ lié à
la qualité architecturale et une plage de tolérance de +/-
25%.
Mars 2006, 5 projets sont présentés,
et le jury retient celui de GTM : il ne s'agit pas du
projet le moins disant, le choix d'une qualité architecturale
forte a été fait. Avec la construction,
la maîtrise d'œuvre et les raccordements, le budget est de
120 M€ TTC.
Les limites du pont sont précisées, notamment les
carrefours à feux. Ce budget est inscrit sur le Plan
Prévisionnel d'Investissement (PPI 2006/2010).
Au regard des nombreuses étapes franchies
depuis 1998, toutes publiques, et des votes en
conseil de CUB qui ont validé le choix d'un pont
levant, le débat porté et entretenu par Trans'cub et certains
groupes politiques est étonnamment tardif pour être honnête
et n'est pas porté par l'intérêt général
des bordelais. Ces personnes cherchent davantage satisfaction
d'un coup politico-médiatique.
Un blocage du projet en cours conduirait à refaire toutes
les étapes depuis la décision de réaliser
un nouveau franchissement (1999) : il faudrait alors que les bordelais
attendent encore 10 ans dans une situation qui est, depuis trop
longtemps, inacceptable. |